Carole, 28 ans, auditrice, flâneuse, rêveuse, curieuse

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Carole, tapis dans le creux d’un coussin, observe d’un air méfiant le dictaphone. « Il n’est pas méchant. Prends-le si tu veux », dit Marc en lui tendant la bête. La jeune femme ricane nerveusement et avance la main. « Tu vois, il ne mort pas ! » Dehors, une nuée d’oiseaux couvre soudainement le ciel, telle une immense toile de dentelle. Carole tourne ses yeux bleus vers la fenêtre. « J’aimerais bien voler, pour voir Paris du ciel… », murmure-t-elle d’un air rêveur. Espérons que l’interview soit à la hauteur.

Carole a vécu 10 ans entre Madrid et Paris, avant de s’installer définitivement dans la capitale française en 2009. Son métier, l’audit, ne lui laisse que peu de temps pour décompresser. Alors elle s’organise : after-works avec les collègues en semaine, sorties entre potes le week-end. « Surtout pour découvrir Paris. On ne connaît jamais la ville dans laquelle on habite. » Musées ? Expos ? Théâtres ? De temps en temps. Mais c’est surtout par ses ballades que Carole prend possession de la capitale ; des ballades le nez en l’air, à remonter le temps. Deux millénaires et un petit kilomètre séparent les thermes de Cluny des façades art-déco de la Samaritaine. « Et entre les deux, Notre-Dame ! » Sa dernière trouvaille ? Un édifice, rue Pouchet, en forme d’hémicycle et décoré de mosaïques vert-amande. « Comme j’aimerais voler… », répète-t-elle, le regard aspiré par sa chimère.

Mais Carole n’a pas d’ailes. Du coup, elle grimpe : sur les terrasses du Perchoir, du Mama Shelter, de la Communion… autant de noms que nous lui arrachons, car la homie parisienne n’a « pas de mémoire pour ça. Comme Dory ». Alors, oiseau de nuit ou poisson amnésique, notre Carole ? « En tout cas, pas dans la Seine ! », qu’elle arpente pourtant tous les week-ends avec sa copine Stéphanie. Tour Eiffel, Assemblée Nationale, Grand Palais, Jardin des Plantes… Carole aime longer sa barrière de corail architecturale. Et quand elle ne s’arrête pas prendre un verre au Faust ou au Flow, c’est souvent pour pique-niquer sur les pelouses d’Invalides. Plus loin, dans les eaux frémissantes de République, d’Odéon ou des Batignolles, elle s’abandonne avec plaisir aux courants du hasard. Comme le mois dernier : « Nous avions prévu d’aller au Petit Poucet, avec une amie. Va savoir pourquoi, elle change d’avis au dernier moment et opte pour le Bouchon des Batignolles. Coup du destin : il était plein. Nous avons terminé juste en face, au Lanna, spécialisé dans les chairs à tartare. J’y suis depuis retournée deux fois ! Je vous le conseille, c’est délicieux ! »

Carole est ainsi. Spontanée, entière, curieuse, à l’écoute de ses intuitions et des vibrations du monde. « Il y a tellement de rencontres à faire ! », s’exclame-t-elle, la gorge dilatée par sa récente démission. Car oui, Carole a démissionné : trop de rues à découvrir, trop de hasards à provoquer, trop d’amis à se faire, pour ramasser sur son temps libre les cendres de son énergie consumée.

Sortez comme Carole, retrouvez dès maintenant ses tags préférés sur Homie.

Un verre après le boulot:

@QuaiInvalides @PubSaintJohns @LApogée #Terrasse

Danser toute la nuit:

@Bellevilloise @RosaBonheurSurSeine @FavelaChic

Faire des rencontres:

@QuaiJavel

Se balader:

#Montmartre #SaintGermainDesPrès

Se poser en plein air:

@PlaceDuDocteurFelixLObligeois @LePerchoirMénilmontant @CaféOzDenfert

Faire l’apéro entre potes:

@VingtHeuresVin

Faire un resto entre potes:

@LannaCafé @LeZincDesCavistes @LeSansGêne

Faire un picnic:

@ChampsDeMars @PelousesInvalides